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C'est bientôt Noël et comme chaque année, je vais travailler un peu ma bonne conscience et me renflouer le karma pour peu de frais... C'est ça, marrez-vous, mais faudra pas venir chialer quand vous vous réincarnerez en babouin (qui je le rappelle, est le pire des singes) ou en poule (en qui, je le rappelle, est l'animal le plus pourri qui existe).
Pour se faire, je poste ça:
et je vous dis que pour en savoir plus, faire une bonne action et se gaver de bandes dessinées pendant un mois, ben il faut aller ici.
Et faites passer le mot, bande de mauvais singes.
Hop, je profite de quelques minutes de répit pour vous faire part de la sortie, et surtout de ma lecture, du tome 2 de Palomar City.
On y retrouve toute la petite bande de cette bourgade mexicaine qui n'a rien à envier aux Desperate Housewives (j'ai presque honte de comparer ce chef d'oeuvre de bd à cette série de bas étage). Comme d'habitude chez les frangins Hernandez, les destins se croisent, les (nombreux) personnages se retrouvent (et sont retrouvés par le lecteur), le quotidien croise le tragique et le comics et surtout... on s'identifie !
Je ne sais pas si c'est moi, mais je n'ai pas lu une seule série des Hernandez Bros à la fin de laquelle je n'ai pas été troublé (allez, avouons-le, ému) : en refermant le pavé, je quittais des amies avec qui j'avais souvent entretenu une relation plus qu'ambigüe.
Dans ce second tome, Luba, femme fatale et matriarche à poigne et à marteau, vieillit et le vit mal, retrouve son père et ses soeurs, tombe amoureuse et se rend compte qu'être mère de 6 bambins n'est pas aussi aisé qu'elle le croyait.
Evidemment, on retrouve les thèmes favoris des frères au nom de chanteur disco des années 80 spécialisé dans les patinoirs : vieillesse et décadence, homosexualité, maternité, intégration sociale,...
Parfois, mon petit 18ème arrondissement ressemble étrangement à Palomar, mon ami Julian à Fortunato et Khalid à Speedy Ortiz (hum, en fait je crois que Julian peut un peu jouer tous les rôles et ça, c'est inquiétant).
Promis, on fera prochainement une analyse de la figure féminine chez Hernandez (Locas - Palomar City - Luba).