Palomar, Mi Palomar
Hop, je profite de quelques minutes de répit pour vous faire part de la sortie, et surtout de ma lecture, du tome 2 de Palomar City.
On y retrouve toute la petite bande de cette bourgade mexicaine qui n'a rien à envier aux Desperate Housewives (j'ai presque honte de comparer ce chef d'oeuvre de bd à cette série de bas étage). Comme d'habitude chez les frangins Hernandez, les destins se croisent, les (nombreux) personnages se retrouvent (et sont retrouvés par le lecteur), le quotidien croise le tragique et le comics et surtout... on s'identifie !
Je ne sais pas si c'est moi, mais je n'ai pas lu une seule série des Hernandez Bros à la fin de laquelle je n'ai pas été troublé (allez, avouons-le, ému) : en refermant le pavé, je quittais des amies avec qui j'avais souvent entretenu une relation plus qu'ambigüe.
Dans ce second tome, Luba, femme fatale et matriarche à poigne et à marteau, vieillit et le vit mal, retrouve son père et ses soeurs, tombe amoureuse et se rend compte qu'être mère de 6 bambins n'est pas aussi aisé qu'elle le croyait.
Evidemment, on retrouve les thèmes favoris des frères au nom de chanteur disco des années 80 spécialisé dans les patinoirs : vieillesse et décadence, homosexualité, maternité, intégration sociale,...
Parfois, mon petit 18ème arrondissement ressemble étrangement à Palomar, mon ami Julian à Fortunato et Khalid à Speedy Ortiz (hum, en fait je crois que Julian peut un peu jouer tous les rôles et ça, c'est inquiétant).