Me revoilà sur Vox, après quelques mois d'absence...... Sur le peu de temps de libre que me laisse mon travail. J'ai sauté à mes pieds joints dans ma passion: l'image ,la création.Ce qui m'a amené à isoler un peu du monde turbulent. Donc voilà le travail sur toiles qui a abouti. Ce sont des peintures dont j'avais dèjà fait l'ébauche en collage "simple", sur carton, papier photo. Sur toile et avec la peinture c'est un autre combat contre la matière. Le processus est beaucoup plus physique et long. Donc voilà le début d'une longue serie qui débute.......pour longtemps j'espère......
Titre de l'oeuvre :
La force de l'ange gardien.
120m x 80 cm
Matérieux: Peinture, photos,colle naturelle,
perles, fil de péche.
Vision onirique de mon ange gardien, le poing levé il me rappelle à moi même de ne pas sombrer, de braver le réel, d'éviter l'autodescrution. Il me rappelle de rester debout comme lui.
Il dissimule hors champ le chaos mental,l'atrocité du monde qui l'entoure. Son corps est badigonné du sang des combats menés lors de mes effrondrements moraux, des accidents du réel.
Il est Africain, issue d'une Afrique disparue, vierge de modernié, vierge de progrès, vierge de monothéisme, et vierge de ravageux conflits d'interets.
Une couronne de couleurs assoient sa réalité physique, réalité physique sortie de la luttes de mes émotions brunes, jaunes, rouges et vertes qui l'entourent et l'assaillent sans le déséquilibrer.
Il se tient sur le sol de mes déssilusions, pour mieux les emprisonner et me permettre ainsi de continuer à chercher les visions de ce qui se cache dérriére l'appparance de la réalité de ma vie.
Il me permet de creuser, poursuivre le chemin.
Titre de l'oeuvre:
Ataraxie Opiacée. 120cmx80cm.
Matériaux: Peinture, photos, colle naturelle.
Isolés du monde, deux personnes assises,
dans une salle enfummée de voluptes
opiacées, utilisent un appareillage mysterieux permettant de tirer le poison exquis d'un bulbe d'opium. Une visiere transcrit les désirs de l'usager.
Des enfants en apesanteur actionnent les nanivelles permettant de torreffier le nectar noir qui s'enflamme aux contact d'un système nerveux instafistait du non-sens de la réalité.
Le Rite de la Fumée débute lorque les flammes entrent en combustion aux moyens de fantasmes inassouvies et de désillusions accumulées depuis le placenta maternel. (Il est à noté qu'il n'est pas rare, en présence d'une fenêtre, qu'un lache s'échappe de ces flammes, préferant retrouver l'anonymat de la rue, plutôt que d'affronter ses rêves les plus bizarres.)
L'ataraxie débute lorsque vous percevrez le parfum d'un escalve des anciennes colonies (géneralement d'Afrique). L'esclave apparu à votre vision, il vous affranchira de notre condition rationelle dès qu'il s'appuyera sur une masse pour actionner le piston d'une seringue composé d'un mélange de sang d'une chévre, de lait maternel et de Laudamum.
A ce moment, l'usager peut visualer une interpénétration absolue qui composent la plénitude de la satisfaction intellectuelle, qui envahira la piéce fermée ( il est utile de refermer la fenêtre après la défénestration du suicidé courageux.)
Conseil: Deux anges shitteux pudiques sont nécessaires, pour garder la piéce dans les conditions du rite dit de la Fumée à température voulue. Pour cela ils souffleront constament une fumée de leurs joints, permettant ainsi une bone combustion des terminaisons nerveuses oniriques
Pour vérifier si vous avez atteint par ce rite, l'Atarxie Opiacée, le symbole de la main coupée devra apparaître.
Ainsi comme le souligne, Louis Laloy dans son livre Le Livre de la Fumée:
«Par le rite de la fumerie, nos péchés seront remis, nos souillures lavées, l’état de grâce nous sera rendu.»Louis Laloy,Le Livre de la fumée,Paris:Dorbon-Ainé,1913 Djamel Saidi, le 13 Octobre 2009
Titre:
A QUELQUES SECONDES DE LA MORT...
120cm x 80cm
Matériaux:peinture, photos,colle naturelle,
fils électriques.
Ce rêve revient parfois à moi, celui de me voir quelques instants avant la fin de ma vie: ma mort.Le tabou de la mort, beaucoup préferant laisser paraître un semblant d'immortalité, nous préferons nier la mort, Pour ma part il est préferable d'explorer ses peurs pour mieux la dominer. Depuis l'enfance cet « évenement » m'interpelle.
Dur de l'imaginer, Je ne percois q'une infime partie de la chose, un déséquilibre mental effrayant, ou la raison se perd dans un tourbillon sans fin. Le vide?? Une autre forme de consciene???
L'energie electrique abolisant la différence entre la nuit et le jour, symbole de la frontiere entre la mort et la vie, le temps et l'espace.
Le passé et le présent se conjuguent pour un bilan nostalgique, l'enfance bien entendu. La question qui vient à l'esprit est: Que reste il ?? que reste t'il des vies de jadis, comme ces simples combattants oubliés de je ne sais plus quelle guerre......
La mort a fini par dissoudre tout cela en poussieres nuageuses. Tout fini ecrasé, broyé à la casse de l'histoire, comme une vielle bagnole.
Evidence de la mort , comme cette chaise électrique placée sur l'Oeil du cyclone des évenement accidentelles de la vie, prét à sombrer dans un espace temps, indefinissable. Seul deux mystiques présents à cet instant, peuvent comprendre la fin d'une chose impensable: celle de notre propre vie. Mais l'absence de visages de ces mysthiques nous rappelle la neutralité implaccable de la mort.
Titre de l'oeuvre :
DOUBLE PORTAIT
120cm x 80 cm
Matériaux: Peinture, photo, encre,
colle naturelle.
Ce tableau représentant un double portrait, me vient d'une étrange émotion. Vous avez du déjà vivre ce genre d'expérience, à force de se ragarder dans un miroir, une étrange impression d'étrangeté se dégage de notre image.
La ressemblance est flagrante, mais la perception de plus en plus en forte d'une autre identité nait. Et si je n'étais pas moi même, et si la femme était un homme? Et l'homme une femme? Dualité.
Pourquoi posséde ton tel aspect, Est ce que le passage du temps scuplte sur notre apparence physique notre identité intérieure?? L'image d'un visage est tout un univers, qui nous raméne toujours vers nous même , l'autre est le miroir de moi même.
Sysmétrie de soi et de son reflet, sur l'axe du temps..........
Djamel Saidi, le 13 Octobre 2009
La naissance de Vénus (détail)
Peintre académique du second empire, cette oeuvre fut achetée par Napoléon III en 1863.
« Son corps divin semble pétri avec l'écume neigeuse des vagues. Les pointes des seins, la bouche et les joues sont teintées d'une imperceptible nuance rose ; une goutte de la pourpre ambroisienne se répand dans cette substance argentée et vaporeuse. »
- Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 13 juin 1863.
Le canal Saint Martin 1872
Peintre impressionniste.
Sisley après des études de commerce, fréquentait Renoir, Monet et Bazille.
La charge rue Montmartre (détail)
Illustrateur de formation, cette peinture imposante est l'oeuvre majeure de Devambez (1902-1903).
CONSTANT TROYON (1810-1865)
Vaches buvant à une mare (1853)
Peintre réaliste.
Inspiré des toiles hollandaises, ses peintures sont champêtres.
Atteint de folie ses dernières années, il peint des vaches perchées dans des arbres.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre, face à mon appartement.
" ... Je t'ai détestée alors que cela aurait exigé moins de courage de t'aimer" , Comme le moineau.
" ... Ces choses auxquelles nous apportons tout notre soutien
n'ont rien à voir avec nous,
et nous nous en occupons
par ennui par peur par avidité
par manque d'intelligence;
... ", Ces choses.
" ... Il était presque en loques, au bord de la rupture,
et s'appuyait contre la mort.
...
(Dieu est un endroit paumé sans steak)
...
Nous sommes une scène esquissée par
le pinceau blanc terreux de l'Epoque.
Nous fumons, endormis comme un plat de figues.
Nous fumons, aussi morts que du brouillard.
..." , Poème pour chefs du personnel.
" ... salope, affole-nous d'amour
et de faim, garde les requins, les requins sanglants
loin du coeur." , Supplique à une jeune passante.
" dans ma manche
les fleurs font tomber
une eau soudaine,
froide et propre
comme de la neige,
tandis que les épées
des tiges acérées
s'enfoncent
dans tes seins
et les rochers
doux et sauvages
bondissent
et
nous bloquent le passage." , Je goûte aux cendres de la mort.
" ... puis le chat bondit sur la
clôture, un désarroi dodu,
stupide, solitaire,
des moustaches comme celles d'une vieille dame au
supermarché
et nue comme la
lune.
je suis temporairement
ravi." , le chat.
" ... je voulais être ouvert et dénoué et
jeté." , Fleurs jaunes.
" tout va bien puisque je ne suis pas encore mort...",
Restes.
" ... je ne réclame pas
vos armées
ou
vos baisers
ou
votre mort
j'ai les
miens...", une division.
" ... il semblait avoir les yeux rivés sur moi mais en fait il regardait
des lieux que je ne pouvais pas voir,
...", je songeais à des navires, des armées, tenant bon...
" ... je me suis assis dans le lit au milieu de la nuit et t'écoute
ronfler
je t'ai rencontrée à la gare routière
et maintenant je m'émerveille devant ton dos
d'un blanc maladif et couvert de taches
de rousseur de l'enfance
tandis que la lampe dépouille l'insoluble
tristesse du monde
sur ton sommeil.
...", femme endormie.
" le meilleur moyen de penser est de ne pas penser du tout ...",
chanson de ma machine à écrire.
" les longues promenades
nocturnes:
voilà ce qui fait du bien
à l'
âme:
espionner les fenêtres
des femmes au foyer
fatiguées
de lutter
contre
leurs maris
que la bière rend dingues.",
et la lune et les étoiles et le monde:
Une bonne dose de terreau, des tuteurs de bambou, et des noeuds de corde en huit. (Comme ils recommandent dans un bouquin de jardinage)
Feuilles inutiles coupées, dans un bon environnement, sur de la pierre.
Et elles poussent...
Malgré les pluies battantes.
Mais ce matin surprise en écoutant ce titre "Salomé", vraiment superbe.
Agréable surprise......